Guerre au Moyen-Orient : ce que chaque responsable RH doit savoir sur l’impact en Global Mobility

Depuis le 28 février 2026, le conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran a déclenché une série de perturbations en chaîne qui touchent directement la mobilité internationale des salariés. Pour les équipes RH et les responsables Global Mobility, la situation exige une réponse immédiate et une lecture claire des impacts opérationnels.

L’espace aérien régional paralysé

L’offensive militaire a entraîné la fermeture de l’espace aérien au-dessus de l’Iran, de l’Irak, d’Israël, de la Jordanie, du Qatar et du Koweït. En quelques heures, plus de 3 000 vols ont été annulés, dont l’intégralité des opérations de Qatar Airways depuis et vers Doha. Les trois hubs qui structurent une grande partie des rotations long-courrier mondiales — Dubai, Doha, Abu Dhabi — sont en difficulté majeure. Les compagnies redirigent désormais les vols vers des routes alternatives plus longues et plus coûteuses, notamment via l’Arabie Saoudite ou le nord-ouest de la Chine, allongeant les temps de transit de 30 à 90 minutes et augmentant la consommation de carburant.
Pour les employés en transit, en mission ou sur le point de prendre leur poste, cela se traduit concrètement par : des arrivées retardées, des rotations perturbées, des coûts d’hébergement imprévus, et une planification d’assignment mise à mal.

Le fret maritime bloqué : les household goods sous pression

Le Détroit d’Ormuz et la Mer Rouge sont déclarés impraticables pour les navires de transport. Le port de Bahreïn est fermé et sous évaluation des dégâts. Les armateurs redirigent leurs flottes vers des routes plus longues, augmentant les délais et les coûts de manière significative. Pour les employés en cours de relocation, cela signifie que leurs effets personnels et mobilier risquent de subir des retards importants, avec un impact direct sur leur installation et leur confort dès l’arrivée.

Les services administratifs ralentis

Les ambassades et administrations gouvernementales dans la zone de conflit fonctionnent au ralenti ou sont partiellement fermées. Les délais de traitement des visas, permis de travail et autorisations diverses vont s’allonger. Les entreprises dont les salariés doivent s’installer ou renouveler des documents dans ces pays doivent anticiper plusieurs semaines de délai supplémentaires.

Un impact économique en cascade

La hausse du cours du pétrole — le Brent a brièvement atteint 82 dollars le baril — fait pression sur les budgets de mobilité de deux côtés : les surcharges carburant appliquées par les prestataires de déménagement augmentent, et les taux d’intérêt immobiliers risquent de suivre la tendance inflationniste, réduisant l’attractivité des relocations pour les salariés qui doivent acheter ou louer en arrivant.

Ce que les équipes RH doivent faire maintenant

Face à cette situation, plusieurs actions immédiates s’imposent :
Faire le point sur tous les assignés ayant une connexion avec la zone concernée — que ce soit en transit, en départ ou en cours d’installation. Communiquer de façon proactive sur les délais prévisibles pour les household goods. Vérifier l’état d’avancement des dossiers de visa en cours dans les pays affectés. Réviser les travel advisories en vigueur et ajuster les politiques de voyage d’affaires. Anticiper des coûts supplémentaires pour hébergement temporaire prolongé et frais de rerouting.

La Global Mobility, révélateur des crises géopolitiques

Ce conflit rappelle une vérité fondamentale de notre secteur : la mobilité internationale n’est jamais un processus purement logistique. Elle est le reflet direct de l’état du monde. Les équipes qui avaient déjà intégré une approche proactive de la gestion des risques géopolitiques — avec des plans de contingence et des fournisseurs capables de réagir rapidement — sont aujourd’hui mieux armées pour protéger leurs collaborateurs.
Nous continuons de suivre l’évolution de la situation de près et restons disponibles pour accompagner nos clients dans la gestion de ces imprévus.